Vous aussi, vous en avez marre de ces sneakers qui ressemblent à des blocs de béton posés au bout des jambes ? Depuis des saisons, la mode masculine ne jure que par les semelles épaisses, les silhouettes gonflées, les modèles techniques taillés pour impressionner plus que pour marcher. Sauf qu’un mouvement inverse est en train de s’installer, sans tambour ni trompette.
Un modèle plus léger, plus souple, presque discret, commence à s’inviter dans les vestiaires masculins. On l’appelle la sneakerina, cette chaussure hybride entre la basket et la ballerine. Et la Lexi de VIVAIA en est l’un des exemples les plus concrets, avec une promesse simple : moins d’esbroufe, plus de confort.
Quand VIVAIA prend le contre-pied de la sneaker gonflée
Pendant que le marché empilait les semelles surdimensionnées, VIVAIA a pris le pari inverse. La marque mise sur une chaussure pensée pour le quotidien plutôt que pour le podium. Sa Lexi affiche une tige en Re-Nylon recyclé, un matériau au toucher souple et structuré, et une semelle extérieure en caoutchouc au design « Bubble ».
Le résultat : un modèle rétro-sport qui joue la profondeur visuelle sans tomber dans le maximalisme. Son bout rond, presque emprunté à la ballerine, en fait un objet hybride, unisexe, qui redessine tranquillement les codes du confort masculin. C’est là toute la logique de la sneakerina, contraction de « sneaker » et « ballerina », née dans le sillage du balletcore et déjà reprise par des maisons comme Miu Miu, Louis Vuitton ou des marques sportives telles qu’Adidas et Puma.
Sous la maille souple, une pièce taillée pour le vrai quotidien
Dans le détail, la Lexi coche les bonnes cases. Sa tige flexible et non contraignante s’adapte aux pieds larges, un vrai point fort pour ceux qui cherchent plus d’aisance à l’avant du pied. À l’intérieur, une semelle de soutien et un coussin amélioré font le travail sur les longues journées.
Côté poids, comptez seulement 192 grammes pour une taille 37, autant dire une plume face aux poids lourds du secteur. La confection reste éco-responsable, en maille upcyclée lavable en machine, déclinée du EU 35 au 46 dans un coloris noir passe-partout.
À 176 €, elle vise clairement le trajet domicile-travail, les journées au bureau, le voyage et les week-ends. Bref, tout sauf la vitrine. Et c’est précisément pour ça qu’elle s’impose peu à peu chez les hommes.


Ce que révèle l’ascension de la sneakerina
Ce basculement n’a rien d’anecdotique. Après des années de domination des semelles épaisses et des silhouettes techniques, la sneakerina apparaît comme une réaction logique : un retour à la légèreté et au bon sens. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec des recherches Google pour « sneakerina » en hausse spectaculaire et des dizaines de millions de vues sur TikTok. Dua Lipa, Emily Ratajkowski ou Bella Hadid ont multiplié les apparitions, et la tendance se prolonge par des collaborations pointues comme Nike x KNWLS. Pour 2026, le mouvement s’oriente vers des hybrides « performance-ballet » et des interprétations luxe, avec un Jordan Pointe attendu chez Jordan Brand. Le même élan qui pousse d’autres croisements improbables, à l’image des snoafers, à mi-chemin entre la sneaker et le mocassin.
Reste que la longévité de cette tendance dépendra surtout d’une chose : sa capacité à s’intégrer naturellement dans nos garde-robes de tous les jours. La Lexi de VIVAIA montre déjà le chemin, celui d’une mode masculine plus souple, plus responsable, moins obsédée par le volume. Alors, prêt à ranger vos sneakers XXL au placard pour tester un modèle qui mise sur la discrétion plutôt que sur la démonstration ?

