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Plus féérique que la Turquie, à deux pas de chez vous : la destination qui va détrôner la Cappadoce cet automne-hiver

Des montgolfières survolant des paysages lunaires, des grottes millénaires baignées d’or au lever du jour… La Cappadoce fascine depuis toujours les voyageurs en quête de spectacle. Mais sa popularité grandissante a aussi ses revers : files d’attente interminables, spots saturés et authenticité qui s’étiole. Bonne nouvelle : à deux pas de la France, une autre destination conjugue paysages hors du temps, patrimoine et douceur méditerranéenne. Cap sur Matera et les Pouilles, un duo d’Italie du Sud où l’exotisme se vit autrement.


Retrouver la magie sans la foule

La Cappadoce, avec ses cheminées de fées et ses villages troglodytes, a envahi les réseaux sociaux au point d’en perdre un peu de mystère. Pour celles et ceux qui veulent renouer avec l’émerveillement, l’Italie du Sud offre une alternative séduisante et plus intime.

Bari et Brindisi, portes d’entrée vers la région, se rejoignent facilement : environ 2h30 depuis Paris, un peu plus de 2h depuis Lyon ou Marseille. En quelques heures, changement total de décor : Matera et les Pouilles dévoilent une Italie authentique, à la fois solaire et minérale, où l’automne-hiver réserve des moments de calme précieux.

La météo peut être plus capricieuse à cette saison, mais la lumière dorée des matinées, les ruelles désertées et l’ambiance méditerranéenne confèrent à ces paysages une poésie rare.


Matera, la ville troglodyte au charme unique

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Matera impressionne par ses sassi, ces habitations creusées dans la roche, habitées depuis des millénaires. Flâner dans ces ruelles labyrinthiques, c’est traverser des siècles d’histoire, entre églises rupestres et placettes suspendues. Pas étonnant que le cinéma s’en soit emparé, de La Passion du Christ à No Time to Die.

L’hiver, l’atmosphère se fait plus intimiste. Autour de Noël, les illuminations et marchés traditionnels donnent une nouvelle vie aux pierres séculaires. Pour prolonger l’expérience, dormir dans un sasso restauré ou dîner dans une cave troglodytique reste inoubliable. Et pourquoi ne pas s’initier à la cuisine locale lors d’un atelier de pasta maison ?


Les Pouilles, entre trulli et dolce vita confidentielle

À quelques kilomètres, les Pouilles dévoilent un tout autre visage. Les célèbres trulli d’Alberobello, maisons rondes en pierre sèche coiffées d’un toit conique, contrastent avec les villages blancs comme Ostuni ou Locorotondo. Un décor singulier, emblématique de la Vallée d’Itria.

À l’automne, la région vit au rythme de ses traditions : vendanges, huile nouvelle, marchés de produits locaux, bals de village… La gastronomie, elle, se savoure sans artifice : burrata crémeuse, orecchiette aux cime di rapa, huile d’olive fruitée. Ici, chaque repas devient un voyage à part entière.

Et pour les amateurs de panoramas, la côte adriatique déploie falaises découpées et criques turquoise. En hiver, seuls les plus courageux osent s’y baigner, mais les paysages restent spectaculaires, dans une quiétude rare.


Organiser son escapade

Pour profiter pleinement de Matera et des Pouilles, mieux vaut prévoir 5 à 7 jours. La location d’une voiture reste indispensable pour explorer librement et s’arrêter au gré des panoramas.

Un itinéraire type ? Matera pour ses grottes, Alberobello pour ses trulli, Polignano a Mare pour ses falaises plongeant dans la mer, et enfin les villages blancs d’Ostuni ou Locorotondo. En hiver, les prix sont plus doux qu’en été et la foule absente, ce qui rend l’expérience encore plus agréable.


Une Italie qui rivalise avec l’ailleurs

Matera et les Pouilles ne sont pas une “Cappadoce bis”, mais une expérience à part entière. Ici, l’exotisme ne se vit pas dans la démesure, mais dans le détail : la lumière dorée qui caresse les façades, le crépitement d’un feu dans un trullo, la convivialité d’un marché de village.

L’automne-hiver signe le retour des voyages plus vrais, plus intimes. À quelques heures de la France, l’Italie du Sud offre ce luxe rare : se sentir ailleurs sans avoir à traverser la planète.