Catégorie : Style

Marre de voir les mêmes sneakers partout ? Ces alternatives plus discrètes et mieux pensées pourraient bien changer votre style en 2026

On croit souvent qu’une bonne sneaker se reconnaît d’abord à son logo. C’est justement l’idée qui commence à fatiguer. À force de voir les mêmes paires partout, beaucoup d’hommes cherchent autre chose : une silhouette plus personnelle, un design plus cohérent, et si possible une fabrication un peu moins aveugle aux enjeux du moment. Cinq marques reviennent souvent parmi les alternatives évoquées : Autry, Veja, Novesta, Clae et MoEa. Pas pour faire du bruit, mais pour proposer une autre façon de marcher en ville.

1. Autry, la sneaker américaine revue à l’italienne

Avec son petit drapeau américain apposé sur le côté, Autry pourrait passer pour une nouvelle marque surfant habilement sur la tendance vintage. Son histoire remonte pourtant aux années 1980, lorsque Jim Autry imagine une basket destinée aux courts de tennis. Après avoir progressivement disparu des radars dans les années 1990, la griffe est relancée en 2019 par quatre entrepreneurs italiens.

Cette double identité constitue aujourd’hui tout son charme. Autry conserve l’esprit du sportswear américain, tout en y ajoutant une touche plus soignée et presque luxueuse. La Medalist, son modèle emblématique, possède une silhouette relativement massive, un cuir volontairement patiné et une semelle qui semble déjà avoir vécu quelques belles aventures.

C’est aussi ce qui la différencie d’une sneaker blanche trop clinique. Avec un jean droit, un chino légèrement raccourci ou même un pantalon à pinces, elle apporte immédiatement du caractère sans rendre la tenue plus compliquée. La Reelwind, plus fine et inspirée des chaussures de running, permet quant à elle d’accompagner la tendance rétro sportive du moment.

En revanche, Autry ne peut pas être présentée comme la plus vertueuse de cette sélection. La marque met surtout en avant la qualité de ses matières, la longévité de ses produits et certaines finitions réalisées en Italie. Son intérêt réside donc d’abord dans son style et dans sa capacité à proposer une alternative crédible aux références rétro de Nike ou Adidas.

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2. Veja, l’alternative française devenue une référence

Veja n’est plus vraiment une marque confidentielle. Depuis sa création en 2004, elle a largement dépassé le cercle des initiés et ses baskets au grand « V » se retrouvent désormais dans de nombreux vestiaires. Mais face aux géants américains et allemands, elle conserve une démarche singulière.

La marque française utilise notamment du coton biologique cultivé au Brésil et au Pérou, du caoutchouc sauvage provenant d’Amazonie, ainsi que différentes matières issues du recyclage. Ses sneakers sont fabriquées dans des usines partenaires au Brésil et au Portugal. Veja assume également une politique longtemps fondée sur l’absence de publicité traditionnelle, préférant consacrer une plus grande part de son budget à la production et aux matières premières.

Mais si Veja est devenue aussi populaire, ce n’est évidemment pas uniquement grâce à ses engagements. Ses modèles sont faciles à porter et suffisamment variés pour éviter l’effet uniforme. La Campo joue la carte de la basket blanche minimaliste, la V-10 affiche une allure plus sportive, tandis que la Rio Branco s’inspire du running des années 1970.

Pour une première paire, mieux vaut choisir un coloris sobre, blanc cassé, beige ou gris, relevé par un détail coloré. Vous pourrez alors la porter aussi bien avec un jean brut et une chemise en Oxford qu’avec un costume déstructuré. Une preuve supplémentaire que la sneaker responsable n’est plus condamnée à ressembler à une chaussure de randonnée.

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3. Novesta, l’authenticité venue de Slovaquie

Novesta est probablement le nom le moins connu de cette première partie. C’est aussi l’un des plus intéressants pour celui qui recherche une basket avec une véritable histoire industrielle.

La marque trouve ses origines en 1939, lorsque le fabricant Ján Antonín Baťa ouvre une usine à Partizánske, en Slovaquie. Novesta affirme toujours produire une partie de ses chaussures dans ces bâtiments historiques, avec des machines anciennes et une forte proportion de travail manuel. Sa Star Master, reconnaissable à son épaisse semelle en caoutchouc et à ses marques de vulcanisation, est devenue son modèle signature.

À première vue, sa silhouette rappelle certaines baskets en toile bien connues. Mais ses proportions plus robustes, ses coloris naturels et son allure légèrement brute lui donnent une personnalité différente. Novesta utilise selon les modèles du coton certifié biologique, du caoutchouc naturel ou encore du chanvre. Certaines déclinaisons plus récentes intègrent également du nylon recyclé et des semelles annoncées comme biodégradables.

La Star Master fonctionne particulièrement bien avec un pantalon ample, un jean délavé ou une tenue d’inspiration workwear. Ceux qui préfèrent une allure plus sportive peuvent se tourner vers la Marathon, avec son design de running venu tout droit des archives de la marque.

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4. Clae, la basket minimaliste qui remplace les chaussures de ville

Née à Los Angeles en 2001, Clae s’adresse à ceux qui aiment les sneakers discrètes, sans logos surdimensionnés ni associations de couleurs trop tapageuses. Ses modèles reposent sur des lignes épurées et des volumes bien équilibrés, ce qui leur permet de trouver naturellement leur place dans un vestiaire masculin élégant.

La Bradley incarne parfaitement cette philosophie. Avec sa tige sobre, sa semelle blanche et ses finitions discrètes, elle peut remplacer une paire de chaussures de ville dans de nombreuses situations. Portée avec un chino beige, un pantalon en laine froide ou un costume souple, elle modernise la silhouette sans lui donner un aspect trop sportif.

Clae propose toujours des modèles en cuir, mais la marque développe également des alternatives véganes et emploie, selon les collections, du polyester recyclé, du coton biologique ou encore des composants provenant de la récupération de déchets plastiques marins. Elle collabore notamment avec Seaqual Initiative et possède désormais son propre atelier de recherche et de développement à Hô Chi Minh-Ville.

Tout n’est pas parfait pour autant et la production reste en grande partie asiatique. Mais Clae a le mérite de chercher un meilleur équilibre entre design, confort et choix des matériaux. Une approche pragmatique qui conviendra à ceux qui veulent consommer un peu mieux sans porter une chaussure dont l’engagement devient le principal argument esthétique.

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5. MoEa, des sneakers fabriquées à partir de fruits et de plantes

MoEa pousse l’expérimentation beaucoup plus loin. Cette jeune marque française s’est fait connaître grâce à ses baskets conçues à partir de biomatériaux provenant notamment de pommes, de raisins, de cactus, de maïs ou d’ananas. Non, cela ne signifie pas que vos chaussures sentiront la salade de fruits après quelques kilomètres.

Ces déchets et résidus végétaux sont transformés puis associés à d’autres composants afin d’obtenir une matière pouvant remplacer partiellement le cuir animal. Le résultat visuel demeure étonnamment familier : les MoEa ressemblent à de vraies sneakers urbaines, avec une silhouette inspirée du basket-ball et une palette de couleurs souvent bien choisie.

C’est précisément la force de la marque. Là où certaines chaussures écoconçues semblent vouloir afficher leur différence à tout prix, MoEa privilégie un design accessible. Les modèles blancs et crème se glissent facilement dans une tenue quotidienne, tandis que les versions vertes, orange ou bordeaux permettent d’apporter une touche plus audacieuse à un ensemble sobre.

Les baskets sont assemblées au Portugal et la marque met en avant une fabrication végane ainsi qu’une utilisation importante de matières biosourcées et recyclées. Les proportions exactes varient toutefois selon les modèles et les matières choisies : mieux vaut donc examiner la composition de chaque paire plutôt que de s’arrêter au fruit inscrit sur la boîte.

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Faut-il vraiment abandonner Nike et Adidas ?

L’objectif n’est pas nécessairement de bannir les grandes marques de son placard. Une paire déjà achetée, portée régulièrement et entretenue pendant plusieurs années demeure généralement plus pertinente que cinq nouvelles baskets supposément écologiques commandées sur un coup de tête.

En revanche, au moment de remplacer une paire fatiguée, ces cinq marques méritent clairement le détour. Autry séduira les amateurs de tennis rétro, Veja ceux qui recherchent une démarche plus transparente, Novesta les adeptes d’une fabrication européenne chargée d’histoire, Clae les partisans du minimalisme et MoEa les curieux attirés par les matériaux innovants.

Surtout, elles rappellent qu’il est possible de sortir du sempiternel duel Nike-Adidas sans sacrifier le style. Et parfois, il suffit simplement de changer de logo pour donner une tout autre allure à un jean, un chino ou même un costume.


Tags : look, Push, Sneakers

Lilian

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