New Balance a officiellement présenté sa 1890A « Cow Print », une paire attendue pour les fêtes de fin d’année 2026. À rebours de la sneaker blanche lisse, facile mais désormais très vue, cette silhouette mise sur le relief, les matières et un imprimé animal assumé. Le résultat brouille volontairement les pistes entre mocassin décontracté, chaussure urbaine et runner confortable.
Du mocassin à la semelle de running : pourquoi la 1890A bouscule les codes de New Balance
La New Balance 1890A repose sur une idée simple, mais peu commune : associer une empeigne à bout mocassin, proche de l’esprit Wallabee, à une base issue de la famille New Balance 2002. Cette construction, née d’un prototype montré à la Fashion Week de Paris, apporte à la paire une allure plus habillée sans sacrifier l’architecture d’une chaussure de running. Dans un paysage où les snoafers, sneakerinas et mules redessinent les frontières du vestiaire, la 1890A confirme que la chaussure devient une pièce centrale de la silhouette. Ici, le confort ne sert plus à rendre une paire discrète : il soutient une esthétique urbaine plus affirmée.
Daim poilu, cuir écru et taches brunes : la version « Cow Print » transforme la 1890A en pièce de style
Cette édition « Cow Print » pousse le concept plus loin. Les taches marron et blanc cassé couvrent l’avant-pied et plusieurs empiècements, tandis que le mesh et les renforts techniques laissent place à du daim poilu. Autour du col, un cuir écru calme le jeu et donne une ligne plus nette à l’ensemble. Cette opposition de textures fait basculer la 1890A du côté de la chaussure casual travaillée, presque du soulier souple, plutôt que de la sneaker de performance. Après une première version à motif snakeskin, New Balance confirme une direction claire pour ce modèle encore rare. Le motif vache s’inscrit aussi dans le retour d’une inspiration western, déjà explorée par la marque sur une prochaine collection 327.
Avec une sortie annoncée via New Balance et une sélection de revendeurs, pour un tarif attendu autour de 200 dollars, la 1890A « Cow Print » ne cherchera pas à faire l’unanimité. C’est précisément son intérêt. Elle rappelle qu’une bonne paire n’a pas besoin de se fondre dans une tenue : elle peut lui donner du caractère. À condition de la laisser respirer, avec des vêtements aux couleurs sobres et des matières simples, elle pourrait bien devenir l’alternative la plus singulière aux baskets blanches de la saison des fêtes.

