Un sac à dos avec des dents, on avait déjà vu. Un sac à dos avec des bras, des jambes et une glacière planquée dedans, c’est une autre histoire. Eastpak vient de prouver qu’un accessoire du quotidien peut aussi devenir un objet de conversation, voire un petit manifeste stylistique porté sur les épaules.

À retenir
  • Le Walter Pak’r 3057 (189€) intègre des bras et jambes détachables, avec des mains transformables en pochettes et des jambes servant de compartiment isotherme.
  • La collection décline le Monster en plusieurs formats : Walter Faux Leather (149€), Walter Pak’r classique en vert (99€) et un Carry Bag avec éléments détachables.
  • Le Walter Mini Bag (99€), porté en bandoulière, propose une tête sculptée aux yeux et dents réfléchissants ainsi qu’une main surdimensionnée en pochette amovible.

Cette rentrée de septembre marque un tournant pour la collaboration entre Eastpak et le designer belge Walter Van Beirendonck. Depuis plus de vingt ans, leur Monster hante nos dos avec ses grandes dents et son regard un brin inquiétant. Mais cette fois, la créature ne se contente plus d’un visage cousu sur une façade : elle prend vie, littéralement, avec des membres détachables et des fonctionnalités qui vont bien au-delà du simple délire créatif.

Quand un sac à dos devient une créature à part entière

Le premier Monster Backpack date de 2004. À l’époque, Walter Van Beirendonck avait déjà l’idée de transformer le sac le plus banal en personnage, avec des yeux expressifs, des oreilles pointues et une rangée de dents qui ne passait pas inaperçue. Le concept a ensuite refait surface en 2014 dans le cadre de l’Artist Studio d’Eastpak, avant de revenir sur le devant de la scène au début de l’année 2026, lors du défilé SCARE the CROW / SCARECROW présenté à la Fashion Week de Paris.

Mais pour ce deuxième chapitre de l’année, le designer a décidé de pousser le concept beaucoup plus loin. Le nouveau Walter Pak’r 3057 ne se limite plus à une tête greffée sur un sac : il reçoit des bras, des mains et de longues jambes qui lui donnent une silhouette presque humaine, ou extraterrestre selon l’angle. Une évolution qui transforme littéralement l’accessoire en personnage à part entière, capable de générer autant de curiosité que de sourires dans la rue.

Sous ses airs de monstre, un vrai concentré d’astuces

Derrière l’allure spectaculaire, le Walter Pak’r 3057 cache des idées bien pensées. Les deux mains détachables se transforment en petites pochettes capables d’accueillir un téléphone ou un portefeuille, tandis que la partie inférieure amovible fait office de compartiment isotherme. Concrètement, on peut transporter son ordinateur portable dans le sac principal et glisser quelques boissons fraîches directement dans les jambes du monstre. Proposé en rouge et en noir pour 189 euros, ce modèle conserve tout ce qu’on attend d’un Eastpak digne de ce nom : un compartiment pour ordinateur de 14 pouces, des poches latérales pour les bouteilles, un dos rembourré et des bretelles confortables. Un bon sac à dos se reconnaît justement à ces détails techniques, souvent invisibles au premier regard mais qui font toute la différence à l’usage.

Pour ceux qui préfèrent une version plus sage, la collection propose plusieurs alternatives. Le Walter Faux Leather, en similicuir noir, reprend le visage sculptural du Monster avec une allure plus sobre et presque luxueuse, pour 149 euros. Le Walter Pak’r classique reste disponible en vert à 99 euros, sans bras ni jambes, mais toujours identifiable au premier regard. La marque lance aussi un Carry Bag pensé pour les escapades du week-end, avec des éléments détachables inspirés du Monster, dont une tête sculptée et des mains. De quoi composer sa propre créature selon ses envies, ou porter certains éléments séparément.

Le Monster d’Eastpak, une collab qui n’a pas fini de surprendre

Même le format mini n’échappe pas à la transformation. Le Walter Mini Bag, porté en bandoulière, affiche une tête sculptée, des yeux et des dents réfléchissants ainsi qu’une main surdimensionnée transformée en pochette détachable. Décliné en bleu et en noir pour 99 euros, il vise davantage les sorties légères que les journées de bureau. Un prix qui peut surprendre pour un si petit format, mais qui s’explique par le statut de pièce en édition limitée autant que par sa fonctionnalité. Cette diversité de formats, du grand sac à dos au mini accessoire, montre à quel point Eastpak et Walter Van Beirendonck savent renouveler leur univers sans jamais le diluer.

La collection Walter Van Beirendonck x Eastpak est disponible depuis le 8 septembre sur le site de la marque et chez une sélection de revendeurs. Après plus de vingt ans de collaboration, le Monster continue de se réinventer sans perdre son identité, entre esthétique excentrique et fonctionnalités bien pensées. Reste à savoir jusqu’où la créature ira lors de son prochain chapitre.

Source: DR