in

À la place du blazer, cette veste culte du siècle dernier refait surface dans le vestiaire masculin

Élégance et formalité ne sont pas synonymes. À l’approche de la rentrée, le blazer conserve sa place au bureau, mais une pièce plus décontractée lui dispute le terrain : la veste Harrington. Courte, structurée et facile à porter, elle accompagne aussi bien une chemise qu’un jean sans donner l’impression d’en faire trop.

Du vestiaire britannique au bureau, un blouson qui traverse les générations

Créé à Manchester et commercialisé par Baracuta, le G9 reste la référence historique. Sa coupe s’arrête à la taille, son col se ferme par deux boutons et ses poignets comme son ourlet sont resserrés. Le dos dit « parapluie » et la doublure en tartan Fraser complètent cette silhouette immédiatement reconnaissable. Son nom vient de Rodney Harrington, personnage d’un soap opera des années 60.

Porté par Elvis Presley, James Dean et Steve McQueen, puis adopté par The Clash dans la culture punk, le blouson a traversé les générations sans rester prisonnier d’une seule esthétique. Aujourd’hui, son allure nette répond à des codes professionnels plus souples : moins guindé qu’un blazer, mais plus construit qu’un simple coupe-vent, il passe naturellement du bureau au week-end.

Source: DR
G9 Baracuta

Bien coupé, bien choisi : le Harrington révèle tout son potentiel

Une bonne Harrington doit arriver à la ceinture, rester ajustée aux épaules et offrir assez d’aisance pour accueillir une chemise ou une maille fine. Un coton capable de supporter une averse légère, un bord-côte dense, des coutures propres et une fermeture solide constituent de bons repères. Le Baracuta G9 fabriqué au Royaume-Uni, proposé autour de 450 euros, incarne l’option patrimoniale, tandis que Uniqlo, Dockers et Harrington permettent d’explorer d’autres interprétations. Au travail, une version beige ou crème se porte ouverte sur une chemise, une cravate et un pantalon à pinces. En ville, le bleu marine accompagne facilement un polo et un chino. Le week-end, un vert foncé, une maille fine et un jean composent une silhouette plus relâchée. Le gris pierre et le terracotta atténué offrent aussi une alternative actuelle aux coloris classiques.

Idéale à la mi-saison, notamment lorsque les soirées commencent à fraîchir après l’été, la Harrington réunit héritage, qualité et polyvalence. Elle ne fait pas disparaître le blazer : elle propose une autre idée du tailoring quotidien, plus mobile et mieux adaptée au passage du bureau à l’après-travail. Une façon simple de renouveler sa silhouette sans bouleverser tout son vestiaire.